Voici la quatrième entrée de blogue de notre auteure en résidence, Audrée Wilhelmy. Vous pourrez la suivre ici, tout au long de sa résidence.

Étant en convalescence après une opération, je serai encore absente dans les prochaines semaines. Tout s’est bien passé, mais je dois laisser à mon corps le temps de se remettre sur pied. J’avais envie de profiter de ces circonstances un peu particulières pour vous parler des livres qui me réconfortent, qui me font du bien, qui me divertissent dans des moments où je n’ai pas nécessairement envie de me casser la tête. Voici ma liste de lecture de convalescence, dans l’ordre :

Là où vont nos pères, de Shaun Tan. Cette bande dessinée est le livre de convalescence par excellence. D’abord, il n’y a pas de texte, ce qui permet d’entrer dans l’histoire sans avoir à faire l’exercice de la compréhension des mots (dans certains contextes, juste l’idée de devoir déchiffrer les lettres, c’est trop…). Ensuite, ce récit d’immigration est magnifiquement illustré et l’univers fantasmagorique dans lequel il se déroule fait rêver. Enfin — et parfois c’est nécessaire —, il finit bien. Ce serait ma recommandation numéro un pour tous ceux qui ont besoin de réconfort.

Anne… La maison aux pignons verts, de Lucy-Maud Montgomery, est également source de grand réconfort. Le premier tome surtout (que je suis en train de relire en ce moment) parce que les aventures d’Anne y sont à la fois tumultueuses et rigolotes, plus enracinées dans l’enfance que celles racontées dans les autres titres de la série. Je ne crois d’ailleurs pas relire les suivants, mais pour l’heure, on dirait qu’Anne prend sur elle de vivre intensément la vie et que se faisant, elle me décharge temporairement de faire comme elle. Je trouve ça très reposant.

La version illustrée par Rebecca Dautremer de Soie, d’Alessandro Baricco. Je l’ai dit précédemment : bien que j’aime certains ouvrages de Baricco, Soie n’est pas nécessairement un de ses livres que je préfère. Cependant, dans le cas de l’édition de Tishina, les illustrations de Dautremer changent tout. Elles donnent au texte une toute nouvelle orientation, colorent l’histoire d’une texture nouvelle qui donne l’impression de voyager en restant confortablement assis dans son lit.

Quand j’aurai un peu plus d’énergie, je me replongerai sans doute dans la série des Malaussène, de Daniel Pennac, car retrouver cette famille dysfonctionnelle et ses aventures rocambolesques me fera le plus grand bien. Cette série de Pennac se lit bien, mais elle demande tout de même plus de concentration que les ouvrages nommés précédemment. Chaque titre est rigolo en même temps qu’un peu stressant, et on se retrouve véritablement au cœur d’une intrigue policière chaque fois.

Enfin, j’ai reçu un cadeau incroyable pour cette convalescence, La flore laurentienne, du Père Marie-Victorin, que je découvre et apprends à apprivoiser tranquillement. Quelle manière fascinante d’en apprendre davantage sur notre territoire, sur la nature qui nous entoure ! Ce sera aussi un grand outil pour la rédaction de mon prochain roman.

J’ai hâte de vous retrouver. Je devrais être de retour entre les murs de la librairie le 23 avril, pour un événement très chouette qu’on vous prépare. D’ici là, je vous dis bonne lecture !